Une réponse chrétienne et biblique face aux attentats

Thomas Trump, Eglise Emmanuel Etterbeek, Bruxelles

 

Mardi dernier, le 22 mars 2016, Bruxelles est frappé par trois attentats-suicides à la bombe. Quelques jours après, le bilan provisoire fait état de 31 morts et de plus de 300 blessés. Bruxelles est en deuil ; c’est toute la Belgique qui souffre. Depuis la seconde guerre mondiale on n’avait plus connu d’attaques aussi meurtrières.

En tant que Chrétien, comment réagir face à cet horrible mal ? Dieu est-il absent ? Dieu est-il impuissant ? Que penser ? Comment la Bible dans son ensemble nous instruit-elle ?

La Parole de Dieu, la Bible, est l’outil suprême pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Bien que la Bible ne dit pas tout sur tout, néanmoins elle nous donne des repères solides sur lesquels nous pouvons nous reposer. En voici quelques-uns pour nous susciter à méditer ces choses bibliquement et à nous tourner vers notre Père qui est aux cieux.

1. Dieu déteste le mal. Dieu ne se réjouit en rien du mal. Ceux qui commettent de tels actes barbares feront face au jugement de Dieu pour leurs crimes. Nous pouvons en être certains. Dieu lui-même est le Juge final et il a promis de se débarasser de tout mal au dernier jour. (Héb 9.27, Rm 2.6-11)

2. La présence du mal dans le monde ne signifie pas que Dieu n’existe pas. La Bible nous explique que l’humanité toute entière a tourné son dos à son Créateur. En réponse à cette rébellion, Dieu, en jugement, tourne son dos à l’humanité toute entière. Il nous livre à nous-mêmes et c’est pour cela que nous expérimentons un monde déchu, brisé, en souffrance. Il n’en sera pas toujours ainsi, car Dieu a promis de créer un nouveau cosmos parfait au retour de Jésus, son Fils. Mais de ce côté-ci du retour de Jésus, ce monde connaîtra toujours le mal, la souffrance, le deuil et la mort. (Rm 1.18-32, Gen 3.14-19)

3. Jésus est plus puissant que le mal. Dieu et le mal ne sont pas deux forces égales et opposées. Le mal est pleinement soumis à ce que Dieu décide, et Dieu n’éprouve aucune difficulté face au mal, aussi terrible soit-il. C’est à la croix que Jésus a vaincu le diable en lui infligeant un coup mortel. Le diable, celui qui se tient derrière tout acte du mal, vit actuellement ces derniers jours. Au retour de Jésus, le mal et le diable ne seront plus. (Apo 20.11-15, Mc 5.1-20, Col 2.15, Eph 1.20-23)

4. Le mal n’est pas seulement « là-bas » mais il est aussi en nous. Ces actes terroristes se doivent d’être qualifié de barbares, inhumains, odieux. Ayons toutefois une vision sobre de nous-mêmes devant notre Dieu Créateur, devant lequel nous sommes nous aussi redevables. Nous n’avons pas commis de meurtre comme ces terroristes. Mais Dieu connait notre cœur de pécheur et nous sommes coupables devant Dieu. Tous ont besoin de la pitié et du pardonn de Dieu, même vous et moi. (Mc 7.14-23, Rm 2.1-5)

5. Dieu est au contrôle et son plan de sauver le monde ne peut échouer. Ne craignons ni le mal, ni la mort, ni la souffrance. Car rien ne peut dérégler les plans de Dieu. Car pour ceux qui ont mis leur foi en Jésus Christ, la mort n’est pas la fin. En Christ nous sommes en sécurité, sur de bonnes bases pour l’éternité. Comme un arbre planté le long d’un court d’eau dont le feuillage ne se flétrit jamais. Tenons donc ferme à Christ et au salut que nous avons en lui, et partageons-le autour de nous. (Rm 8.31-39, Ps 1, Mat 7.24-27)